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Sur la route du Portugal

Par Emmeline Baert, le 21 décembre 2018

La Benkei 722MH et la boite de leurres chargés dans le van, c’est au Portugal que le début de mon voyage à travers l’Europe commencera.
J’ai fait ce choix de destination car c’est le pays parfait pour continuer à profiter du soleil durant les mois d’Octobre, Novembre.

Malgré une météo un petit peu capricieuse, j’en ai profité pour découvrir des endroits magnifiques en pleine nature, loin de toutes les grandes villes, une immersion parfaite pour faire le vide et se recentrer sur soi même.

La réglementation de la pêche

Le premier reflexe à avoir avant de mettre ma canne à l’eau est de prendre des renseignements sur le permis de pêche et sur la réglementation.

Ne pas être en règle au Portugal peut couter très cher, et encore plus en étant étranger ! (Amende d’environ 200€ par personne + saisi du matériel, dans le pire des cas).

Pour me procurer le permis de pêche Portugais, je me suis rendu dans un distributeur Multibanco (distributeur de billet) avec une amie résident au Portugal, ce qui m’a permis d’avoir son numéro de contribuable, qui est obligatoire pour prendre son permis directement à la borne.

J’ai ensuite suivi les indications de la borne et choisi le permis de pêche que je souhaitais avoir (permis de pêche en eau douce). Il m’a coûté 20€ pour le mois.
Le permis de pêche n’est pas nominatif.

En ce qui concerne certains poissons que l’on retrouve souvent comme le brochet, la carpe, et le black bass, ils sont considérés comme nuisible, ils sont interdit d’être remis à l’eau, mais il existe toutefois des plans d’eaux dédiés à la carpe où le black bass.

Bien sûr étant Nokill, tous les poissons que j’ai pu pêcher ont été immédiatement remis à l’eau.

Pêchant du bord, avec cette réglementation, je commençais à comprendre pourquoi la pêche du carnassier était si difficile dans les plans d’eaux fermés. Il faut dire que la pratique de la pêche est très présente chez les Portugais et cela sur plusieurs générations, que ce soit en mer où en eau douce.

Je pouvais parfois passer plusieurs jours sur le même plan d’eau sans prendre une seule touche et sans voir d’activité dans l’eau. Des conditions météo pas toujours favorables, étangs surpêchés et même parfois pollués.


Je garde d’ailleurs un souvenir mitigé concernant la propreté de certains spots de pêche. Il est très rare au Portugal de trouver des poubelles à proximité des plans d’eaux, certains pécheurs laissent leurs détritus à même le sol. Comment peut on pratiquer la pêche, apprécier être en pleine nature et d’avoir les pieds entre des canettes de bières vides, des conserves et autres cochonneries ?

Mes poissons

Malgré la pêche que j’ai trouvé relativement difficile, j’ai quand même eu de belles surprises ! Loin de battre des records j’ai eu l’opportunité de sortir quelques Black bass, Carpes, Perches et Barbeaux qui ont été particulièrement friands du leurre Sexy Impact de Keitech.


Ma plus belle découverte a été le Tilapia, un petit poisson d’eau douce originaire d’Afrique du Nord. C’est en cherchant la Perche dans le Fleuve de Rio Guadiana dans la vieille ville de Mertola qu’une vingtaines de Tilapia ont mordus à l’easy shiner ! C’est un réel plaisir de découvrir de nouvelles espèces durant ses voyages.

Mon aventure continuera dans les pays du nord de l’Europe ! A Bientôt