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Analyse d'une année bien iodée

Par Jordan Decomps, le 1 février 2018

Loup au leurre : Une éternelle remise en question !

L’hiver enfin installé, à mon plus grand regret, il est temps de regarder en arrière et analyser, avec un peu de recul, les longues heures passées au bords de l’eau.
Vivant sur la côte méditerranéenne, c’est tout naturellement pour le loup que mon cœur balance. Il me rend presque insociable tant son comportement et sa beauté me fascine.
Sa traque peut se pratiquer avec un tas de techniques sur des spots plus différents les uns que les autres. Ce qui importe, c’est l’emploi d’un éventail de leurres très large.

Le début de saison

Ce sourire ne trahi pas.

La saison commence généralement aux alentours du mois de Mars lorsque les loups ont terminées leurs cycle de reproduction. A cette période il est intéressant de les chercher le long des plages où ils viennent se nourrir. C’est un spot que je n’ai pas encore trop l’habitude de pratiquer où il me reste encore beaucoup à apprendre. La lecture de l’eau est indispensable sous peine de pêcher dans le vide.

Dès que la mer « brasse un peu » et que quelques rouleaux se forment, il ne faut pas perdre de temps quitter femme et enfants (si vous avez fait ce choix), enfiler vos waders et filer où vous avez l’habitude de faire trempette l’été.

De belles surprises peuvent vous y attende, la preuve avec ce très joli loup dépassant les 70cm pris par un amis fin Mars dernier.

La mer bougeait correctement sans pour autant nécessiter un matériel lourd, ma canne à loup classique Major Craft Benkei FLE 722MH faisait largement l’affaire. De plus l’eau était claire et totalement dépourvue d’algues, bref des conditions parfaites.

Le premier loup, et pas des moindres, viens striker l’Artist FR 105 de mon collègue à seulement quelques mètres du bord dans les premiers rouleaux. Je ne tarde pas à en faire un plus petit sur un FR 80. La taille aurait elle fait la différence ? Encore une question à laquelle il faut que je m’efforce de répondre . . .

La pleine saison

La saison estivale approche et la température grimpe, c’est à ce moment là que les loups commencent à regagner les lagunes qui jonchent la côte où ils trouvent le gîte et le couvert. Les loups y sont les prédateurs rois, ils s’y nourrissent principalement de petits poissons comme les mulets et de crabes qui pullulent dans les étangs.

Loup correct au Chihuahua 110 mulet

En lagune c’est en surface que ça se passe 90% du temps. La profondeur moyenne lorsque l’on pêche du bord varie de 0 à 1mètre d’eau voir 1mètre50. L’emploi de stickbait y est de mise et si il y a bien un stick qui fait trembler les loups c’est le Chihuahua 110 notamment dans ses coloris mulet et blanc.

Il se lance comme un missile même par fort vent de face et prend du loup. Sa sonorité est clairement particulière, je vois certains dire que ce ne sont que des détails mais n’est ce pas les détails qui font toute la différence ?

Lorsque le spot n’est pas trop charger en algues, ce qui est rare, les leurres durs provoquent vraiment de belles attaques alors pourquoi s’en priver 😉

Mais si vous mettez un pieds dans l’étang vous verrez que la plupart de vos sorties se solderont par un étang surchargés d’algues en suspension et d’herbiers si denses qu’aucun leurres durs ne peux les franchir. Ici rentre en jeu nos chers leurres souples armés d’hameçons texans et autres leurres plus cool…

 

Niak fier comme un pape

Une fois dans la lagune le loup à un comportement qui s’apparente grandement à celui d’un black-bass voir même d’un brochet. Il chasse à l’affut tapis derrière un herbier et ne refuse pas quelques shads animés en « buzzing » ou même des frogs, oui oui des frogs.

Et là si il y a bien une frog qui est faite pour l’étang c’est bien la Raid Japan Scatter Frog déjà validé cette année !

 

Le plus joli de la saison qui chassait dans un banc de petit mulets

Concernant les shads, quelques pochettes d’Easy Shinner 4 et 5″et TT shad 4″ m’ont suffit cette année à prendre de très beaux poissons très souvent en surface dans très peu d’eau.C’est impressionnant comme ce poisson arbore les couleurs du milieu dans lequel il vie.

La pêche du loup dans les lagunes est de loin celle que je préfère le plus, c’est du moins celle où je suis le plus confiant au vue du nombres d’heures que j’y ai passé. Il faut désormais que je quitte cette endroit que je connais tant et le traquer ailleurs, sur d’autres spots et par des conditions météo différentes afin d’en apprendre toujours plus sur ce poisson.

Fin de saison

Zenaq PA 75 RG LA canne à loup par excellence

L’hiver approche et les loups quittent les lagunes afin d’entamer leurs « migration » vers leurs zones de fraies où ils iront se reproduire.

Mais avant ça il vont prendre un maximum de force avant de partir en mer où un voyage long et épuisant les attends.

A cette période les postes comme les ports, les sorties de lagunes ou même des embouchures donnent de bon résultats. Je pêche beaucoup de nuit à cette période non pas par choix mais juste du fait que les journées soient très courte.

La pêche de nuit peut souvent déstabiliser les premières fois mais c’est une approche nettement différentes et nécessite de mettre des sens que l’on oubli souvent lorsque que l’on pêche en plein jour comme l’ouïe. Les loups se trahissent par le bruits qu’ils font en chassant.

J’utilise beaucoup, pour ne pas dire tous le temps, l’Artist FR en petite taille (70 et 80) et je le laisse couler sous les bateaux, les loups s’y cachent bien souvent parmi les mulets dans lesquels ils n’hésitent pas à taper de temps en temps. Il me tarde de mettre leurs petit frère en taille 50mm à l’épreuve.

Ce que j’ai retenue de cette saison, et je l’ai partagé avec plusieurs de mes amis qui ont le même avis, c’est que la traque loup au leurre est une technique où la remise en question ainsi que la prise de risque est primordiale pour comprendre ce poisson si imprévisible.

C’est au moment où l’on crois tout connaitre que l’on est encore très loin du compte.

Ce doit être cette difficulté qui en fait son charme . . .