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Vive le cranking Shad !

Par Marc Huguet, le 17 novembre 2021

Focus sur la fin de l’année 2020, où nous avons eu la chance de nous rendre de l’autre côté de la frontière espagnole à Méquinenza avec les copains Seb et Romain. L’idée principale de ce séjour entre deux confinements était de se faire plaisir et de partager un bon moment au bord de l’eau.

Et s’il y a bien un truc fun et hyper ludique c’est d’attraper les sandres en cranking shad.

C’est quoi le cranking shad ?

C’est simplement le fait de pêcher avec un shad et de le sous-plomber légèrement en le ramenant le plus lentement possible près du fond. Fin octobre, période à laquelle nous nous sommes rendus là bas, les sandres étaient encore très peu profonds et à proximité des herbiers.

L’action de pêche consistait à lancer le plus près possible des herbiers et dès l’impact du leurre, de le ramener à vitesse continue le plus près possible du fond sans jamais accrocher le fond. Il faut donc trouver la bonne combinaison entre le diamètre de la tresse, le poids de la tête plombée, la taille du shad et la vitesse de récupération.

C’est ce qui fera la différence entre un bon passage et un mauvais et donc entre un pêcheur avec et un sans touches.

Les axes de pêche sont aussi primordiaux et entrent dans l’équation pour trouver la bonne combinaison.

A trois sur le bateau, les choses sont plus simples et nous trouvons plus facilement la bonne solution. Malgré une pêche compliquée nous avons quand même réussi à nous éclater et prendre ces belles cartouches que nous étions venus chercher.

Quel Matériel utiliser ?

Pour ce qui est du matériel, notre choix se porte sur un ensemble casting. La Zenaq B3.70 excelle pour ce genre de pêche.

Pour la tresse, une 8 brins avec une très bonne glisse permettra d’atteindre des distances de lancers plus longues et de descendre plus rapidement au fond. Sans conteste, la Varivas Max Power PE X8 est reine dans ce domaine. Pour le diamètre, une PE 1.2 sera idéale. Elle apportera un peu de portance au leurre et accentuera l’effet planant de ce dernier.

Côté tête plombée, il faut essayer de sous-plomber. Une tête ronde sera parfaite, comme les Musaga Jighead Classic. Pour les grammages nous avons utilisé principalement du 5, 7 et 10g selon la profondeur et un bon armement en 4/0 voir 5/0 s’avère aussi indispensable.

Concernant les leurres, il y en a deux qui sont bien devant à mes yeux, de part leur rolling et leur polyvalence : le Keitech Swing Impact Fat en 4.8’ et le BaitBreath TT Shad en 4.8’.

Parfaitement équilibrés, ils brassent beaucoup d’eau et viennent compléter à merveille l’ensemble. Ils nous auront permis de leurrer un maximum de poissons.

Au niveau des coloris, trois se sont surtout dégagé sur notre lieu de pêche : le Sexy Shad (426), le Sight Flash (422) et l’Albinos Shad (940)

Quel bilan sur la journée ?

Ce que nous étions venus chercher, nous l’avons trouvé, le plaisir de la pêche, la camaraderie et ces fabuleuses touches de sandres, et même quelques invités surprise.

Et sans oublier un petit clin d’œil et un énorme merci à Gilles Vidal pour l’accueil, la sympathie et la mise à disposition de toutes les commodités sur place.

Pour conclure, cette pêche demande beaucoup d’attention pour être vraiment efficace, l’intérêt est de prendre de belles touches de sandres à distance de lancer, ce qui change de notre verticale habituelle. Sa réussite nécessite de bien présenter un leurre le plus lentement possible à proximité d’un fond avec la plus faible plombée possible. C’est un peu plus qu’un simple lancer ramener. L’essayer, c’est l’adopter. Vive le cranking shad !